Notions de génétiques appliquées à l'odf

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I Introduction


Système de développement dento-maxillo-faciale semble dépendre de facteurs génétiques, puisque de nombreux personnages et les anomalies sont héréditaires.
Les traits de caractères transmission familiale n'est pas limitée aux ancêtres directs.
Les corrélations les plus significatives observées dans une fratrie de même sexe sans différenciation.
Les circonstances de survenue des traits génétiques sont variables: l'enfant peut très proches de l'un des parents à un jeune âge et ne présentent plus la ressemblance telle à la fin de la croissance.


Définitions II


II.A. Gene


Il s'agit d'une portion du chromosome occupant une position fixe ou d'un locus, il serait le facteur de l'hérédité.


II.B. Génotype


C'est tous les gènes de tous les chromosomes, le génotype porte le patrimoine génétique de l'individu.


II.C. Phénotype


Il toutes les caractéristiques morphologiques et physiologiques d'un organisme vivant visible.


II.D. L'expression des gènes


Est-ce la transmission d'informations à partir de gènes, il sera en 3 étapes successives:
• Au moment de la différenciation cellulaire (embryogenèse)
• Au cours de la morphogenèse des différents organes (organogenèse)
• Après la naissance, tout au long de la croissance.



III de l'étude


III.A. Animal Exprérimentation


L'analyse de la transmission des différentes structures osseuses telles que la forme mandibulaire a été réalisée sur mamaifères à reproduction rapide des souches (de souris) grâce isogéniques (tous les animaux sont génétiquement identiques)
Des études menées par le croisement de différentes races Chein montrent certains caractères du crâne et les dents sont héritées selon les lois de Mendel.


III.B. la recherche de l'homme


Plusieurs méthodes ont été effectués
III.B.a. La génétique des populations


Il est l'étude épidémiologique de la transmission d'un caractère particulier au sein d'une population que l'on sait isoler primitive


III.B.b. Méthodes de jumeaux


Les recherches menées sur des jumeaux univiterins soumis à différents facteurs environnementaux.


III.B.c. Les familles des méthodes


Est l'étude des caractéristiques de transmission de orthodentiques malocclusion autant plus vrai que la saillie.


III.B.d. Méthode de la fratrie


C'est l'étude de la carte génétique des frères et sœurs.




Personnages IV Hérité


IV.A. caractères dentaires


la taille et la forme dentaires sont transmises par un moyen strictement héréditaires et des anomalies.
IV.A.a. Nombre d'anomalies


Par défaut ou par excès.
1 agénésie


C'est l'absence d'un germe de dent, la transmission de l'anomalie est le plus souvent le mode de position dominante.
Il affecte l'ordre de la croissance, la troisième molaire et les deuxièmes prémolaires inférieures, des incisives latérales supérieures sont les dents dont les gènes correspondants se trouvent sur les loci vulnérables dans le syndrome du Christ Simmens.


2 dents surnuméraires


Il ya des familles avaient des dents multiples, est une anomalie qui affecte l'incisive latérale supérieure, des incisives inférieures, prémolaires et molaires supérieures et inférieures.
• La dent surnuméraire est observée uniquement dans la région incisive est appelé mésiodens médiane.
Pierre-Marie et le syndrome Saiton ou dysosotose cléido-crânienne.



IV.A.b. Les anomalies de la taille et la forme


1 Microdent


Les dents sont petites, qui se traduit cliniquement par diastème interdentaire multiples
Le microdontie est observable entre les membres d'une même famille., L'hérédité est le genre dominant.


2 Macrodentie


Les dents ont une taille qui excède ce qui crée souvent des problèmes d'espace et d'inclusions nécessitant des extractions dentaires.
• Dent grain de riz: la plupart des incisives latérales supérieures



IV.A.c. La DDM par macrodentie ou dentelés sur les


Il ya disproportion entre le diamètre des dents et le périmètre de l'arc.
Ceci est le résultat de la combinaison non harmonieuse des gènes des parents.
• L'enfant peut hériter d'un petit arc dentaire d'un parent et les dimensions dentaires normales à supérieures à la normale dans l'autre parent.



IV.B. traits cranio-faciale


IV.B.a. Les os de la base du crâne


Les os de la base du crâne aparaissent dépend essentiellement de facteurs génétiques.


IV.B.b. L'hérédité des dimensions du visage


L'hérédité de la dimension verticale serait plus cohérent que la dimension antéro-postérieure.
• La mère transmet la hauteur du visage en particulier.
• Par contre, il existe une forte corrélation entre le père et l'enfant pour les mesures mandibulaire.
Et des anomalies osseuses sont transmis selon les lois de l'hérédité:


Un prognathisme mandibulaire hyperplasiques


La trasmission est selon le mode dominant, un exemple typique est le prognathisme trouvé sur plusieurs générations dans la famille des Habsbourg.


2 II classe


Caractérisé par une position de retrait de la mandibule en position de linguo des incisives centrales supérieures et supérieures labiales incisive latérale
On trouve souvent, en effet, d'une famille type avec le menton petit.
Le Trasmiras de:
• Les lignes ou de caractères dans la ligne de la famille n'est pas limitée aux ascendants directs
• Et les corrélations les plus importants se produisent au sein de la même famille, sans différenciation selon le sexe
• Les circonstances de survenue des traits génétiques sont variables: l'enfant peut très proches de l'un des parents à un jeune âge et ne présentent plus la ressemblance telle à la fin de la croissance.
Par contre, certains traits tels que la forme du nez, la taille des lèvres exprimé à des moments précis: au moment de l'adolescence.


IV.B.c. caractères ethniques


Il ya des caractères correspondant à l'appartenance ethnique, qui n'ont rien à voir avec un trouble pathologique qui est héréditaire recevoir la réponse relative.
• Le bitrotrusion des Africains.
• Le prognathisme facial de la race noire.
• La course brachygnathie vietnamienne.


IV.B.d. Comportement neuromusculaire


L'identification d'une influence héréditaire est encore discutée, mais l'étude de jumeaux univiterins comportements fonctionnels qui semblent trop identique à celle due au seul hasard.


IV.B.e. Syndromes héréditaires


L'étude de l'hérédité nous suggérons que les gros défauts sont principalement génétiques, mais en raison de l'action de plusieurs gènes dont la complexité et la différence de leurs expressions,
Des exemples de syndromes héréditaires:


1 La fente labio-palatine


Une étude de 700 familles ont déclaré l'hérédité dans la moitié des cas.
Le risque de transmission héréditaire est plus grande lorsque la mère a la fente labio-palatine.
L'hérédité est polygénique (concerne plusieurs paires de gènes) et multifactorielle (facteurs de l'environnement ...)


2 La dysostose cranio-faciale de Crouzon


Craniosténose est donc une malformation congénitale associée à maxillaires crânienne héréditaire due à la fermeture prématurée fontanelle:
L'hérédité est normal, mais le visage est caractéristique de l'intelligence est normale.
Les signes sont:
• oxycephala (bosses frontales)
• Oxophtalmie
• Strabisme
• perroquet nez busqué
• Hypoplasie de niveau intermédiaire
• soins dentaires: DDM, incompétents, endognathie.


V Conclusion


développement cranio-facial dans une base génétique trouvé dans la lignée familiale, mais le visage n'est pas un simple jeu stuctural génétiquement déterminée.
Il est le résultat de la combinaison des caractéristiques du modèle de la famille et les changements dus à des facteurs environnementaux.
Tout cela détermine un phénotype particulier à chaque individu.
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Les tractions intermaxillaires en ODF

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Ce sont des auxiliaires indispensable pour l’orthodontiste dans la conduite du traitement d’où leur utilisation fréquente pour arriver à la finalité de notre thérapeutique
II-Présentation
Ils ont élastique en intra et extra-orales, avec des tailles différentes en fonction de la force désirées.Ils sont en latex, en caoutchouc ou en silicone.
IIIAvantages
• puisse être placée et enlevée par le patient lui-même.
• Pas de nettoyage, sont jetés après usage.
• pas d'activation par l'orthodontiste.
activation est augmentée après les mouvements mandibulaires
IV-Cons
• la salive détruit lentement la bande de caoutchouc qui se dilate et perd de son élasticité,
• la force n'est pas constante,
• ils peuvent être retirés par le patient et le patient peut les suspendre de manière incorrecte et provoquer une rupture de l'ancrage
• la négligence du patient peut retarder ou de compromettre le traitement.
V-Les différents types de l'élastique
V.A. - Classe 1 Elastics

Ils sont placés de la molaire à la canine sur le même arc (16-13, 26-23, 36-33, 46-43).
Sont souvent utilisés pour la rétraction de la partie antérieure ou la fermeture de diastème résiduelle après l'extraction du premier PM.
V.B. Classe 2 élastiques
oblique élastique de la molaire inférieure à une caractéristique importante de la canine supérieure intermaxillaires.
V.B.a. Effet de l'élastique de classe 2
1 - Sur le maxillaire
• extrusion antérieure subit
• la molaire inférieure est une version légère corono-distale
• La mâchoire arrière distalement
2 - Sur la mandibule
• la partie inférieure éruption molaire subit une version avec corono-mésial
• la mandibule est traduit mésiale
• payer les incisives inférieures par voie buccale.
3 - Sur le modèle du visage
• la rotation de la mandibule en arrière, le menton vers le bas et vers l'arrière,
• La direction verticale de la face inférieure est augmentée.
V.B.b. - Indications des élastiques de classe 2
Ils sont indiqués dans le cas de la classe 2 empreintes dentaires de type profondes du squelette. Autrement dit, lorsque le niveau inférieur de la face est normal ou diminué.
V.B.c. Contre-indications
Ils sont contre-indiqué dans tous les cas de la classe 2 où le niveau inférieur de la face est augmentée (cas ouvert une morsure, une augmentation DV).
V.C. Classe 3 élastiques
Sont désignés pour la classe de malocclusion traiter 3, elles sont inclinées de la canine inférieure à la première molaire supérieure.
V.C.a. l'action élastique de la classe 3
1 - Sur l'arcade supérieure
• L'éruption molaire supérieure subit une version avec une couronne-mésiale
• Les incisives supérieures sont payer vestibulairement
• L'arc supérieur est un mésiale traduction.
2 - Sur l'arcade inférieure
• la molaire inférieure est une version corono-distale
• les incisives inférieures sont un mouvement avec la version éruption lingual linguale,
• réalise un mouvement arc inférieur distal.
3 - Sur le modèle du visage
• la rotation de la mandibule postérieure
menton vers le bas et vers l'arrière,
• augmenter la dimension verticale.
V.C.b. Itinéraire
• cas de la classe 3 dentaires
• Classe 3 cas dentaire de classe 3 dans squelettiques profonde morsure (DV diminué)
V.C.c. indications Cons
Tous les cas de la classe 3 avec D.V augmenté.
V.D. Classe élastique 2 et 3 de classe
élastique d'un côté de la molaire supérieure à la canine inférieure et l'autre côté de la molaire inférieure à la canine supérieure Oblique
V.D.a. Itinéraire
Ont leur indication dans la correction des écarts de la ligne médiane.
V.D.b. indication Cons
Dans tous les cas où D.V. est augmentée.
V.E. L'élastique vertical
Elastic position verticale de l'arcade supérieure à l'arcade inférieure.
Ils sont suspendus à partir du support à l'arcade supérieure dans une fourchette de l'arcade inférieure ou de petites boucles fournies sur les arcs.
V.E.a. Actions des élastiques verticaux
extrusion Cause de toutes les dents.
V.E.b. Itinéraire
Ils sont représentés dans tous les cas de morsure de béance ouverte ou bite au fond-total
V.E.c. indication Cons
Dans tous les cas de supraclusion antérieure augmente avec DV.
VF élastique triangulaire de classe 2 et de classe 3
Ils sont indiqués dans le traitement de la classe 2 et classe 3 dentaires et les cas de classe 2 et
Classe 3 avec un squelette DV diminué et le patient a un côté léger écart.
Par contre, les inconvénients sont répertoriés chaque fois que l'on est en présence d'un cas de classe 2 ou 3 avec une DV augmenté.
V.G. L'élastique de la Croix-
Aussi appelé élastique occlusion croisée ", ils sont tendus de la face vestibulaire d'une dent
plus élevé que la surface linguale d'une dent en bas et vice versa.
V.G.a. Itinéraire
Ils sont indiqués dans le cas d'occlusion croisée unilatérale ou bilatérale avec une verticale
diminué.
V.G.b. Contre-indications
cas occlusion croisée avec DV augmenté.
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La croissance du crânio-facial

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I Introduction


La croissance du crâne est très rapide, afin que de 7 ans de 3 / 4 de son volume final est atteint. Cela est dû au développement du  cerveau.

Par contre face se sent beaucoup plus et beaucoup plus lentement: à la naissance du crâne est de 6-8 fois le volume du visage, mais depuis ce temps, la croissance faciale a la priorité sur la croissance de la tête.



II Développement facial prénatal


La face se forme à partir de l'extrémité céphalique de l'embryon.
À la 4ème semaine de la vie intra-utérine, cette extrémité céphalique présente un énorme bourgeon naso-frontal sous lequel se trouve une large fente : le stomodeum (ou futur bouche) et un système branchéal à l'emplacement où se développera la partie inférieure de la face et du cou. Latéralement se trouvent les placodes cristalliniennes et les vésicules auditives


II.A. Modelage des parties molles


- Le bourgeon naso-frontal forme trois bourgeons : le bourgeon nasal interne, médian flanqué de part et d'autre par les bourgeons nasaux externes comportant les placodes olfactives.


- La partie supérieure du 1er arc branchial émet à droite et gauche un bourgeon maxillaire supérieur, et sa partie inférieure émet deux bourgeons mandibulaires.


Ainsi le stomodeum ou bouche primitive est limité latéralement par les 2 bourgeons maxillaires et ventralement par les 2 bourgeons mandibulaires.


Tous ces bourgeons faciaux sont constitués par des masses de tissu d'origine mésodermique recouvert par du tissu épiblastique.


Du fait de l'accroissement de leur volume, les bourgeons faciaux entrent en contact les uns avec les autres par leurs parois épiblastiques et fusionnent:

• Les bourgeons maxillaires restent largement disjoints et la voûte du stomodeum est formée par la partie inférieure du bourgeon naso-frontal.

• Les 2 bourgeons mandibulaires confluent vers le plan médian et fusionnent constituant ainsi:
- Le plancher buccal
- Le menton
- La lèvre inférieure primitive
- La partie externe des joues


Le bourgeon mandibulaire et maxillaire forment la partie interne des joues.
Vers la 9ème semaine de la vie intra-utérine, les sillons faciaux qui ridaient la face de l'embryon s'effacent.


À partir du 4ème mois de la vie intra-utérine et de plus en plus par la suite, l'extrémité céphalique s'humanise.

• Les yeux se rapprochent de plus en plus, prennent leur position frontale et les paupières et sourcils apparaissent

• Les ailes du nez se précisent et deviennent plus saillantes

• La bouche qui ressemblait grossièrement à un accent circonflexe devient pratiquement horizontale et se rétrécit.

• Les vésicules oculaires qui étaient latérales et très basses sont repoussées vers l'avant et font alors partie de la face.


II.B. Formation du squelette crânio-facial


Parallèlement à la mise en forme des parties molles, dans la profondeur des bourgeons faciaux et des arcs branchiaux,mésoderme se différencier en os faciaux.
Chaque visage et chaque squelette branchial bourgeon arc a un destin:

 Le bourgeon nasal interne: dans son mésenchyme différenciés
- la partie antérieure de la cloison nasale
- la partie centrale de la capsule nasale cartilagineuse
- Une partie du cartilage de la cloison
- l'os maxillaire droite et à gauche

 Les bourgeons nasal externe: leur mésenchyme diffèrent:
- inguis l'os nasal et droite et à gauche
- Le processus orbitaire du palatin et sphénoïde
- une partie intérieure de la mâchoire supérieure de la paroi interne des orbites
- vomer

 L'excès maxillaire: dans leur mésenchyme différenciés
- La majorité des maxillaires
- L'os malaire
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Anatomie pathologie

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I Définition 
I.A. Généralités 
La maladie résulte d ’ une agression de l ’ organisme et des réactions de l ’ organisme a l ’ agression. 
La maladie évolue en fonction de facteurs multiples : 
• L ’ agent causal 
• L ’ état immunitaire de l ’ organisme. 
• Le traitement.
I.B. Définition de la lésion 
C ’ est une altération morphologique observée au cours d ’ une maladie et décelable par des moyens d ’ observations. 
La lésion élémentaire est l ’ unité lésionnelle considérée isolement. 
I.C. Définition de l ’ agent pathogène 


On désigne sous le terme d ’ agent pathogène tout facteur capable d ’ engendrer une lésion ou de déclencher une maladie. 
Il existe plusieurs agents pathogènes exogènes de l ’ extérieur et endogène de l ’ intérieur.
I.C.a. Agent pathogène exogène 
• Facteurs biologiques : Virus, bactéries, champignons. 
• Agents physique : Radiations(X, UV et Gamma), traumatismes, chaleur, froid. 
• Agents chimiques. 
I.C.b. Agents endogènes 
• Agents métaboliques, génétiques. 
• Maladies auto-immunes. 
• Agents endogènes trophiques (ischémie). 

II Place de l'anatomie pathologique 
II.A. Définition 
L ’ anatomie pathologique est une discipline médicale qui étudie les lésions macroscopiques, microscopiques et biomoléculaire que l ’ on peut mettre en évidence par moyens d ’ observation quelconque au niveau des organes, dans des tissus ou des cellules au cours des processus pathologiques. 
L ’ appréciation des altération morphologique se fait par rapport a un état admis comme étant normal dans une population donnée et dans une tranche d ’ age donnée. 
Une bonne connaissance des normes anatomiques, histologique et physiologique d ’ un individu a l ’ autre et chez un même individu est nécessaire pour reconnaître les variation pathologiques. 
II.B. Apport de l ’ ana path 
• Permet d ’ identifier la maladie, et reconnaître la cause de la maladie. 
• Le diagnostic histologique est considéré comme le diagnostic de certitude. 
• Sert de base pour la décision thérapeutique. 
• Sert a prendre le pronostic, les critères histo-pronosticaux permettant de prévoir l ’ évolution ultérieure de la maladie, de lui appliquer une prise en charge ou voir de prévenir une évolution défavorable. 
• Apport scientifique : L ’ ana path contribue a une meilleure compréhension des mécanismes et fait progresser nos connaissances médicales. 
II.C. Les méthodes utilisées en ana path 
II.C.a. La cytopathologie 
1 Définition 

Elle permet d ’ étudier les cellules en dehors du contexte cellulaire. 
2 Matériels 
ponction d ’ une masse 
Brossage (exemple : la muqueuse buccale 
Des techniques variées permettent de recueillir la cellule :
• Du revêtement des muqueuses a l ’ aide de spatules ou par brossage. 
• D ’ un sac cellulaire par ponction a l ’ aiguille fine d ’ un tissu ou d ’ une masse. 
3 Apport et limites de la cytopathologie 
1 Apport 

• Diagnostic d ’ orientation. 
• Dépistage des maladies. 
2 Limites 
• L ’ interprétation nécessite du personnel. 
• Les cas suspect doivent être contrôlés par un pathologiste expérimenté. 
• L ’ examen cyto-pathologique doit être confirmé par une biopsie et l ’ examen histologique.II.C.b. L ’ histopathologie 
1 Définition 

Elle permet l ’ étude des tissus humains sur les prélèvement. 
2 Matériels 
• Biopsie. 
• Pièces opératoires. 
• Autopsie. 
1 La biopsie Elle est de deux types différents: 
1 La biopsie simple (chirurgicale) 

C ’ est le prélèvement d ’ un fragment de tissu sur un être vivant.
2 Biopsie exercée 
C ’ est une biopsie qui comporte la totalité d ’ une lésion, dans un but diagnostic et thérapeutique. 
On utilise le bistouri pour faire une biopsie, la radiologie est importante. 
2 Les pièces opératoires 
1 Examen macroscopique 

Examen a l ’ oeil de la pièce opératoire, c ’ est une étape importante, elle consiste a bien examiner la pièce opératoire et a apprécier ces caractéristiques : Nature- Couleur- Forme- Consistance- Topographie de la lésion. 
2 Prélèvement Le prélèvement doit être fixé au formol (10%) et: 
• S ’ il s ’ agit d ’ une biopsie : 2-6h dans le prélèvement. 
• S ’ il s ’ agit d ’ une pièce opératoire, on laisse (72H) dans le formol avant le prélèvement. 
3 Déshydratation Elle se fait par trois produits : 
l ’ alcool, le xylène, la paraffine. 
4 Inclusion du prélèvement 
On place le prélèvement dans un cube métallique, on verse de la paraffine dessus, on place une cassette en plastique au dessus du tissu. 
On met le tissu sur une plaque refroidissante => la paraffine durcit => lecube se détache => on obtient alors un bloc : Paraffine + prélèvement sur la cassette en plastique. 
5 Coupe aux microtomes 
Il faut d ’ abord chauffer, puis mettre une lame dans du xylène pour faire fondre la paraffine et enfin tremper le tout dans l ’ eau. 
6 Coloration 
• Le noyau est coloré par l ’ Hématine. 
• Le cytoplasme est coloré par l ’ Eosine. 
7 Observation au microscope 
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fonctions et ODF

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fonctions et ODF

fonctions et ODF
- Les fonctions correspondent à des activités exercées dans un but d’adaptation à son milieu ou de survie d’un élément vivant ;
- Elles s’organisent sur des bases héréditaires auxquelles viennent prendre part, des facteurs environnementaux ;

- Elles sont dépendantes de facteurs psychologiques (surtout la succion) ;
- Le bon déroulement des fonctions est indispensable à une croissance harmonieuse ;
- Leur rôle morphogénétique est admis de tous ;
- La fonction modèle la face dès le stade embryonnaire ;
- Certaines sont précoces : déglutition (10ème semaine IU) ;
- Leur évolution est considérable : c’est la maturation des fonctions :
o ventilation nasale à la naissance puis ventilation buccale de suppléance ;
o succion-déglutition à mastication-déglutition ;
o l’apprentissage de la phonation ;
- Les fonctions sont hiérarchisées selon leur rôle physiologique ;
- En ODF, il est important d’examiner les fonctions, de faire un diagnosticétiologique d’où découlera le plan de traitement, les limites orthodontiques et le pronostic ;
- Le rétablissement d’une fonction est indispensable à la stabilité de nos résultats ;
- Une dysfonction correspond à la pathologie d’une fonction ;
- DOUAL :
o "le système nerveux, élément inducteur par excellence est à la base du déterminisme morphogénétique et de l’organisation sensorielle, c’est le facteur causal du développement du chondrocrâne, par ses migrations cellulaires et son développement ultrarapide" ;
o "Rôle prépondérant du système nerveux qui transmet aux muscles par l’intermédiaire de la fonction et qui permet le modelage osseux et l’adaptation du système dentaire".
- La posture est le point de départ et d’arrivée des fonctions ;
- ROMETTE : Les parafonctions sont des comportements anarchiques non finalisés vers un objectif donné ;
- La région oro-pharyngée est le carrefour de toutes les fonctions oro-faciales (déglutition, mastication, phonation, ventilation) ;
- Le tonus est à la base de toutes les activités posturales et fonctionnelles ;
- Les thérapeutiques fonctionnelles sont en accord avec les théories de MOSS et visent à corriger les troubles du CNM ou à dévier son action pour obtenir une croissance faciale harmonieuse.

II. L’origine des fonctions

II.1 En anté-natal

- Chronologiquement : myoblaste puis neuroblaste puis ostéoblaste;
Myoblastes :
o A la base : gastrulation (3ème feuillet) à l’origine en partie des cellules musculaires ;
Le myoblaste = cellule embryonnaire musculaire. En elle-même elle a une activité contractile cellulaire (au tout début de sa différenciation) = 1ère activité motrice ;
o Puis se développe +++ vite : 23ème jour IU : ébauche cardiaque a un fonctionnement déjà important ;
Les systèmes musculaires ont deux origines :
§ les arcs branchiaux pour les branchiomères ;
§ les somites pour les myomères.
o Le système musculaire se forme dans le mésenchyme local par condensation mésoblastique où se différencient les myoblastes qui vont augmenter de volume par hypertrophie ;
o A la 4ème semaine apparaîssent les GG et GH ;
o A la 7ème semaine, les muscles masticateurs issue du 1er arc d’abord sous forme d’une masse unique puis se différencie en deux groupes dans lesquels chacun va s’individualiser ;
o Les muscles masticateurs vont s’adapter puis stimuler les zones de croissance ;
o La musculature peaussière faciale est issue du 2ème arc branchial, innervés par le VII. Elle intervient dans les fonctions de succion, déglutition, mimique, esthétique : dualité entre les fonctions ;
o Les muscles de la langue proviennent des arcs branchiaux :
§ A la 4ème semaine, apparition au niveau du plancher buccal de renflement ;
§ Un 1er renflement central : le tubercule impar ;
§ 2 renflements latéraux ;
§ en postérieur : 2 ronflements qui forment la pars copularis.
Neuroblastes :
o Après : neurulation : 100 milliard de neurones vont se former dont beaucoup ont une vie très éphémère ;
o Now on pense que de nouveaux neurones se forment (à partir de l’hippocampe) ;
o Les neurones développent leur corps cellulaire et l’axone qui va établir des liaisons biochimiques avec les tissus qui seront traversées au cours de la croissance ;
o Flux axonique : axone à tissus, et tissus à axone : "jonction myo-neurales" de COULY ou connexion neuro-musculaire (courant) ;
o Au départ, les activités motrices (de ces jonctions myo-neurales) sont très imprécises et très diffuses ;
o Elles vont se structurer en même temps que se forme le tonus musculaire par effet de la pesanteur faites à travers les mouvements maternels (transmission à travers le liquide amniotique) ;
o Pour ESCHLER : l’activité du système neuro-musculaire commence très tôt, dès les 1er jours de la vie IU, avant que les 1ère connexions avec le système nerveux soient faites et avant que les 1er ostéoblastes soient formés : activité myoblastique autonome ;
o A la fin du 1er mois, le neurone émet un axone qui se dirige vers les cellules musculaires ;
o Les 1ères connexions se réalisent ;
o Toutes les fibres nerveuses vont croître, se rassembler en faisceaux et établir des rapports fonctionnels avec les tissus qu’elles traversent avec une grande spécificité ;
o Cette spécificité se réalise grâce à des phénomènes biochimiques ;
o Il existe :
§ Flux axoplasmique centrifuge : du neurone vers le tissu ;
§ Flux axoplasmique centripète : du tissu vers le neurone.
o Il permet d’apporter aux neurones des éléments indispensables à sa survie et indispensables à l’élaboration déconnexion ;
o La connexion neuro-musculaire permet la coordination des mouvements, mais pour que l’ensemble soit fonctionnel il faut l’amarrage des fibres musculaires sur les ostéoblastes ;
Osteoblastes :
o Les ostéoblastes apparaissent dans un 3ème temps : lorsque les 1erostéoblastes apparaîssent on a déjà une activité myoblastique contractile voire même neuro-musculaire ;
Fonctions :
o Organisation du comportement moteur se fait dans un sens céphalo-caudal ;
o Chez le foetus, la 1ère fonction est le tonus induit par l’apesanteur, en relation avec l’activité proprioceptive ;
o Cette proprioception s’élabore doucement, elle est en relation avec la structuration du tonus qui s’élabore au fur et à mesure de la différenciation du système nerveux ;
o TALMANT : le foetus porte la mandibule ;
o Les 1ère séquences motrices (1ère réactions organisées) de l’embryon se font au niveau du territoire du V ;
o A ce niveau : développement précoce de la sensorialité (HOOKER) :
§ 7.5 semaine IU : une stimulation artificielle péri-orale => un 1ère réponse motrice ;
§ 9.5 sem. IU : stimulation lèvre inférieure => réponse de légère ouverture de la bouche ;
§ 10 semaine IU : le fœtus est capable de déglutir du liquide amniotique. C’est la 1ère fonction réelle ;
§ 12 semaine IU : stimulation labiale => serrement des lèvres ó 1ère ébauche de réaction de succion ;
§ 29 semaine : la succion est rigoureuse.
o Bien avant la naissance, le fœtus s’entraîne +++++ au niveau fonctionnel. Il suce ses doigts, ses lèvres, ses orteils, son pouce et donc dégluti aussi ;
o Le fœtus fait circuler le liquide amniotique dans ses poumons ;
o Le fœtus écoute ;
o è vie intense +++ au stade fœtal. Variations de cette activité fonctionnelle vont déjà influencer le modelage osseux ;
- On dit qu’avant la naissance : succion-déglutition ;
Après la naissance : ventilation. Mais peut être que ventilation déjà ++ en anté-natal.

II.2 Après la naissance

- A la naissance, il existe des réflexes congénitaux : succion, déglutition sans apprentissage. Les muscles de la succion sont plus développés que ceux de la mastication. Prédominance du VII ;
- Puis avec l’apparition des dents, les muscles masticateurs se développent, et on a une prédominance du V ;
- DELMAS : à la naissance on a un certain nombre de neurones puis diminution au cours de la vie, or l’activité s’améliore avec la gymnastique : dues aux relations plus fines ;
- Innervation peut emprunter un grand nombre de trajets grâce aux répressions synaptiques au sein d’un groupe de neurones mettant en jeu la mémoire et l’apprentissage ;
- Au fur et à mesure du développement on aura des réponses séparées des différents muscles ;
- Au niveau de la face inférieure on aura plus vite une réponse fonctionnelle organisée car le V à une maturation précoce ;
- 2 notions essentielles : effecteurs communs "ROMETTE" (70’s) et hiérarchie fonctionnelle (TALMANT).
- Les effecteurs communs :
o Les muscles ne sont pas spécifiques d’une fonction ;
o Très synthétiquement : une fonction s’arrête pour en faire fonctionner une autre ;
§ Ex : Nouveau-né s’arrête de respirer pour déglutir ;
o Si une fonction est perturbée è retentit sur une autre en respectant la hiérarchie fonctionnelle ;
§ Ex : phonation ne perturbe pas la ventilation alors que la ventilation buccale perturbe la phonation ;
o Ces interrelations répondent à un ordre précis.
- Hiérarchie fonctionnelle :
o Il existe des fonctions :
§ Vitales :
· Ventilation nasale obligatoire à la naissance ;
· Nutrition (déglutition et mastication).
§ De relation :
· Phonation ;
· Mimiques oro-faciales ;
· Gustation et olfaction.
o Les fonctions paraissent hiérarchisées selon leur importance physiologique ;
o 1er : ventilation
o 2ème succion et mastication liés à la déglutition ;
o Chez le très jeune enfant : succion – déglutition ;
o Chez l’enfant : mastication – déglutition ;
o L’impact est proportionnel à l’importance physiologique de la fonction ;

III. Comportement neuro-musculaire

- beaucoup d’études : statique générale, statique céphalique, morphologie du visage, morphologie labiale (stomion, épaisseur des lèvres), étude des fentes narinaires, tonicité musculaire, schéma lingual, position linguale au repos et en fonction (partie antérieure et postérieure) ;
- Il existe différents composants :
o Tonus ;
o Posture ;
o Fonction.

III.1 Tonus musculaire

- KAYSER : c’est pour lui le support de toute attitude et de tout mouvement. C’est "la toile de fond des activités motrices et posturales, il prépare le mouvement, fixe l’attitude, sous-tend le geste, maintient la statique et l’équilibre" ;
- C’est une caractéristique propre à chaque sujet et qui se manifeste par un état de tension légère et une certaine résistance à l’étirement, persistant chez un sujet endormi naturellement ;
- C’est une réponse réflexe de l’ensemble musculaire aux stimulations du milieu, surtout à la pesanteur. L’élément proprioceptif est le fuseau neuro-musculaire ;
- C’est un état de tension légère et de résistance à l’étirement ;
- Il représente la part essentielle de données héréditaires ;
- Il interfère avec la posture et la fonction ;
- Il joue sur l’antagonisme musculaire ;
- C’est un phénomène lent, à faible consommation énergétique, permanent ;
- Le tonus de base est une activité réflexe de quelques unités motrices en fonctionnement asynchrone qui entraîne une phase de tension permanente ;
- Le tonus de posture est une réponse aux stimulations de l’apesanteur, il concerne la position de repos mandibulaire, il s’élabore au fur et à mesure de la différenciation du système nerveux, sa finalité est la notion d’équilibre : système de force qui entraîne simultanément une adaptation et un modelage osseux ;
- Le tonus de fonction permet la précision de l’activité musculaire et la réalisation des fonctions. Il s’instaure un certain gradient de pression fonctionnelle entre les différents groupes musculaires ;
- Le tonus subit des régulations :
médullaire : inhibition réciproque, boucle alpha ;
supra-médullaire : cérébelleuse, réticulaires, corticale.
- Le tonus varie au cours de la journée, de la vie ;
- Les modulations du tonus :
o le tonus musculaire est lié au niveau de vigilance du sujet et est donc soumis aux influences du milieu et aux variations psycho-affectives ;
o Il existe quelques modulations physiologiques naturelles au cours de la maturation (ex : tendance à augmenter à la puberté) ;
o Il varie également suivant les excitations extérieures (il augmente avec les bruits inattendus, la lumière, …).

III.2 La posture

- Elle fait intervenir le tonus, la statique, la fonction, hérédité, l’acquis ;
- Malgré l’absence de mouvement, cet état à une action morphogénétique puissante par la permanence de son action ;
- C’est un équilibre qui résulte de forces qui s’annulent ;
- C’est un acte dynamique ;
- C’est une lutte contre la pesanteur ;
- TALMANT : le stimulus gravitaire exerce une influence morphogénétique majeure à tous les stades du développement et l’inactivité de la langue n’est qu’une apparence ;
- La posture de repos est susceptible de deux types d’adaptation :
o la macro-adaptation : au cours de la vie : changement anatomique des structures oro-pharyngées :
§ chez le nouveau-né : langue, os hyoïde, larynx, voile : avec la croissance, on aura une verticalisation de cet ensemble. Changement de la position de repos de la langue, de toute la musculature.
§ avec la maturation des fonctions :
· chez le nouveau-né : succion. La cavité buccale est envahie par la langue qui touche les lèvres et les joues ;
· avec la mastication : nouveau système de référence. La langue recule en arrière des arcades dentaires.
o La micro-adaptation : selon les modifications de l’environnement. Liées à la vigilance donc au tonus.
- TALMANT : puissance de la position de repos : la langue au repos contribue du fait de sa masse et de la permanence du stimulus gravitaire à exercer une force d’action compensée par une force de réaction développée au niveau des structures qui la porte, notamment au niveau de la mandibule qui la tient suspendue sous le crâne ;
- La posture interfère avec le tonus ;
- La posture est l’expression visible de la tension musculaire. Elle est liée à la vigilance. Elle est soumise aux mêmes régulations. Aux mêmes fluctuations. Elle dérive en partie de l’hérédité et en partie de l’acquis ;
- Le tonus et le principal régisseur de la position de repos ;
- Postures et fonctions :
o la posture est le point de départ et d’arrivé de la fonction ;
o c’est la base de l’activité musculaire proprement dite ;
o elle est influencée par les perturbations fonctionnelles ;
o elle est capable d’une certaine adaptation ;
o la musculature au repos va se positionner de façon à favoriser le bon déroulement fonctionnel.
- TALMANT : l’équilibre postural des structures musculaires et squelettiques de la région oro-pharyngée a pour rôle de maintenir l’existence du couloir pharyngée et la possibilité de circulation du flux aérien nécessaire à la respiration, et quel que soit les circonstances ce débit aérien est toujours suffisamment respecté ;
- Il en est de même pour la position de l’os hyoïde ;
- La croissance osseuse est le reflet de l’activité musculaire. Le tissu osseux est passif ;
- C’est le muscle qui est l’élément moteur. Il est sous la dépendance du système nerveux. Lui-même dépendant de phénomènes biochimiques.

IV. Mise en place fonctionnelle, fonction et dysfonctions

IV.1 La maturation des fonctions

- La maturation des fonctions est complexe, elle repose sur l’évolution :
o des supports anatomiques ;
o des ATM ;
o des 2 dentitions ;
o sur la maturation psycho-affective ;
o sur la maturation neurologique (affinement proprioceptif, schéma corporel).
- gnosies :
o liés à la perception, entraîne la reconnaissance du monde extérieur et de la cavité buccale ;
o elle nécessite des aires associatives corticales ;
o elle ne s’applique qu’aux hommes et aux animaux supérieurs ;
o intégration du message niveau du cortex : images sensitives ou sensorielles ;
o c’est la résultante d’un travail l’élaboration au niveau du cortex à partir de données élémentaires.
- praxies :
o c’est la réponse motrice ;
o c’est une suite de gestes coordonnés, réalisée dans un but précis, automatique qui reste sous le contrôle de la volonté mais nécessite que fort peu d’attention ;
o le cortex peut arrêter de modifier la praxie à tout moment.
1) Respiration :
a. à la naissance la respiration physiologique et nasale ;
b. elle reste toujours réflexe ;
c. elle a une action modelante sur le milieu environnant.
2) déglutition :
a. elle existe avant la naissance ;
b. elle est réflexe puis après la naissance elle devient praxie ;
c. type infantile : langue entre les arcades. Au contact des lèvres, des joues ;
d. type adulte : les dents sont en intercuspidation. Les lèvres sont jointes sans effort. Les masséters sont contractés.
3) Succion :
a. elle existe avant la naissance ;
b. elle est réflexe sans apprentissage ;
c. elle est normale dans la petite enfance ;
d. si elle persiste elle devient praxique et pathologique.
4) Mastication :
a. elle arrive avec la denture lactéale ;
b. c’est tout de suite une praxie.
5) Phonation :
a. en rapport avec la mobilité de la langue et du voile et de ces points d’appui ;
b. elle utilise les mêmes effecteurs que la succion-déglutition.
6) Mimique :
a. Au départ réflexe puis symbolique avec un aspect praxique.
- Problème de hiérarchie fonctionnelle :
o ventilation et succion sont importantes. Elle retentit sur toutes les autres ;
o les fonctions orales se diversifient et subissent de profondes mutations de la naissance (et même avant) à la fin de l’enfance ;
o les unes sont essentielles à la survie (respiration, succion, déglutition, mastication), les autres sont relationnelles : mimique et phonation.

IV.2 La ventilation

- TALMANT : fonction prioritaire et rôle primordial de la mandibule dans la mécanique ventilatoire ;
- Déroulement continu de cette fonction ;
- Prioritaire car protégée ++ :
sur le plan neurologique :
§ fonction très simple, réflexe et qui n’encaisse pas tout au cours de la vie ;
§ c’est un arc réflexe donc simple et ne se détraque pas si facilement ;
§ l’arc réflexe est bulbaire pour la ventilation ;
§ les autres fonctions ne sont pas réflexe mais des praxies (automatisées) et peuvent dont être contrôlées ;
§ déglutition et succion sont réflexes et se transforment en praxie par la suite.
sur le plan physiologique :
§ protégée par l’existence d’un système de suppléance si perturbation : la ventilation buccale + la conformation spécifique du nouveau-né.
- conséquences morphologiques à la fois basale et alvéolaire (succion peu d’influence basale mais + alvéolaire) ;
- ventilation déséquilibre l’équilibre musculaire de la face ;
- la langue ne doit pas gêner la ventilation :
o Situation assez basse du dos de la langue ;
o langue n’a plus beaucoup de place + hypotonie + moins d’oxygène => interposition linguale +/- totale ;
- position de repos de langue basse intercalée entre les arcades sert de base à la mastication, phonation, déglutition è leur perturbation (chronologie) ;
- ventilation buccale favorise la succion ;
- la gène physiologique => une immaturité affective ;
- ventilation buccale :
o va gêner la déglutition : habitude de bouche ouverte + interposition facilite la succion déglutition ;
o peut gêner la mastication (mastication bouche ouverte) ;
o gêne la phonation : interposition linguale + immaturité + … ;
- Les conséquences faciales :
o Il n’existe pas de syndrome d’insuffisance ventilatoire ;
verticalement :
§ extension céphalique, ouverture buccale, abaissement linguale ;
§ ó aux sollicitations des muscles : abaissement de la mandibule ;
§ => étire les tissus mous de la face (SOLOW, TALGREEN) ;
§ => verticalisation de la mandibule, allongement du rachis cervical, allongement de la base de la langue, ouverture de l’angle goniaque, diminution du ramus, EVA ou LFS.
transversalement :
§ tension du SMAS ;
§ insuffisance de sollicitation des FN ;
§ insuffisance de stimulation de la voûte palatine (diminution transversale surtout en antérieur) (par rapport aux appareillage qui agissent surtout en postérieur) ;
§ tension des muscles du voile ;
§ è réduction transversale des sinus, des FN, de la voûte palatine (et surtout du pré-maxillaire) => arcade triangulaire.
sagittalement :
§ 1 peu déroutant par rapport aux 2 autres sens ;
§ diminution des repères proprioceptifs de la mandibule par absence de contact bilabial => gêne croissance mandibulaire et souvent une insuffisance de développement dans le sens sagittal ;
§ ó aux rotations mandibulaires postérieures globalement vers une cl. II (le plus fréquent) et pourtant parfois (vraisemblablement de cause héréditaire) un développement important sagittal).
- thérapeutique :
o dépistage est important ;
o simplement par le miroir de Glatzel et l’examen radiologique ;
o assurer le plus tôt possible une ventilation nasale ;
o exercices ventilatoires de MACARY ;
o 1 traitement ORL ou au moins une consultation ;
o rééducation de la fonction ventilatoire ;
o traitement de l’endognathie maxillaire par disjonction pour améliorer la conduction ;
o obtenir le contact labial ;
o traitement orthodontique d’expansion.
- ventilation n’est pas seule à agir sur les arcades dentaires : les praxies de succion, déglutition et mastication aussi. Un peu sur les BO et + sur les arcades alvéolaires ;
- elle est réflexe, peut être volontaire. Peut évoluer en ventilation mixte ou orale de suppléance en cas d’obstruction ;

IV.3 La succion – déglutition – succion du pouce

- pas trop de différence ;
- en général associées ;
- évolue considérablement de la naissance à 10 ans ;
- succion – déglutition du nouveau-né ;
- déglutition transitoire : avec l’apparition du système dentaire, nouvelle proprioception et descente et recul du complexe hyo-lingual ; avec l’apparition de la mastication et avec la maturation de l’ATM ;
- suce ses lèvres, ses joues, … ;
- interposition linguale souvent plus antérieure que ventilation => dysmorphose dans les régions associées ;
effet n°1 : succion => pression buccinateur => glissement antérieur de l’ensemble de l’arcade alvéolaire maxillaire ;
- => augmentation des pressions latérales et endoalvéolie surtout supérieure et peut être endomaxillie ;
effet n°2 : interposition pouce ou lèvre :
o proalvéolie incisive supérieure ;
o rétroalvéolie incisive inférieure ;
o => effet de surplomb, infraalvéolie incisive = béance (mais aussi latérale et totale).
- è 2 effets : effet de succion et effet d’interposition.
- Thérapeutique :
o différent de ventilation : ventilation traitement tout de suite ;
o succion : notion d’immaturité affective => notion d’âge (en général pas avant 6-7 ans mais dépend des dysmorphoses +/- importantes) ;
1ère étape : aider à l’arrêt de la succion (au lieu de l’empêcher si possible) ;
2ème étape : rééducation de la déglutition (orthophoniste) ;
3ème étape : traitement orthopédique ou orthodontique : appareillage rééducatifs ou correction de la dysmorphose => un rétablissement du comportement (fonctionnalistes et mécanistes).

IV.4 Mastication

- peu étudiée à Lille ! ;
- troubles n’entraînent pas de dysmorphoses très importante (comparativement) ;
- souvent le trouble est un contact prématuré => déviation fonctionnelle (pas de concordance des centres et occlusion unilatérale inversée (souvent) ;
- correction peu être très précoce, parfois 4-5 ans.

IV.5 Phonation

- Nécessite un apprentissage et devient automatique ;
- peut être perturbée par les autres fonctions ;
- 2 aspect : symbolique (l’intellect, …) et praxique (on ne pense pas à la manière de mettre la langue pour parler) ;
- modification des points d’articulation (linguale) ;
- à distinguer :
o troubles fonctionnels liés à la position de la langue ;
o troubles de la fonction phonatoire elle-même = troubles de la parole, du langage, dyslexie qui n’entraînent pas de dysmorphoses donc ne pas accorder à une dysmorphose oro-faciale une cause de la fonction phonatoire ! ;

V. Recherche de dysfonction et de parafonction

déglutition :
o si la déglutition infantile persiste après l’apparition de la denture lactéale, elle devient pathologique et peut retentir sur d’autres fonctions ;
o la langue fait obstacle à l’égression des dents : béance antérieure, latérales.
- souvent troubles psycho-affectifs ;
succion :
o crayon : pas d’égression normal des dents : infraclusion localisée ;
o pouce : freine la croissance de la mandibule : rétrognathie, linguoversion incisive inférieur, augmentation de la profondeur du palais, promaxillie, vestibuloversion incisive supérieure.
- rééducation par orthophonie ;
- maturation de l’enfant ;
- succion lèvre inférieure : maturation de l’enfant. Va disparaître avec le traitement ODF ;
- phonation : lors de la prononciation, pointe de la langue se place mal : orthophonie ;
- respiration : obstruction nasale, pharyngée : diminution du flux aérien : respiration buccale de suppléance. Langue : mandibule projetée en avant.

V.1 Examen clinique

V.1.1 Examen exobuccal
1) Anamnèse :
a. habitudes néfastes ;
b. otites, bronchites, angines ;
c. niveau scolaire ;
2) examen général :
a. posture rachidienne ;
b. tonicité ;
c. retard staturo-pondéral ;
d. caractère : nerveux, anxieux, soumis, agressif ;
3) examen de face :
a. étroit ;
b. narines ;
c. hauteurs des étages ;
d. stomion ;
4) examen de profil :
a. convexité ;
b. nez ;
c. hauteur
5) lèvres :
a. volume, position, occlusion.
V.1.2 Examen endobuccal
1) au repos :
a. posture linguale, volume, interposition ;
b. insertions des freins ;
c. arcades dentaires : forme, volume, inclinaison ;
d. hauteur étage inférieur ;
e. correspondance milieu inter-incisif ;
2) en fonction :
a. chemin de fermeture ;
b. RC et ICM ;
c. tonicité linguale, labiale, jugale pour le couloir dentaire ;
d. schéma corporel ;
e. ATM ;
f. muscles masticateurs ;
g. dysfonctions et parafonctions.

V.2 Examens complémentaires

1) photos ;
2) moulages ;
3) radiographies :
a. pano ;
b. RA ;
c. téléprofil (tissus mous intra-buccaux, nasal, tissu lymphoïde, position de l’hyoïde, profil) ;
4) examens plus ciblé en fonction de l’examen clinique :
a. tomographies ATM, axiographies ;
b. radio du cavum (végétations) ;
c. endoscopie nasopharyngée, examen ORL ;
d. EMG ;
e. exploration fonctionnelle respiratoire ;
f. miroir de Glatzel ;
g. radio du poignet pour âge osseux et retard staturo-pondéral.

VI. Conclusion

- Le but est la STABILITE ;
- Besoin d’une occlusion parfaite et harmonie fonctionnelle.
- Le support des fonctions oro-faciales est le tonus musculaire, il est perturbé si les fonctions le sont ;
- Objectifs thérapeutiques : obtention d’une occlusion fonctionnelle esthétique équilibrée par les méthodes les mieux adaptées dans un délais le plus bref possible avec la meilleure stabilité ;
- Les meilleurs résultats sont obtenus par une thérapeutique étiologique qui permet une croissance harmonieuse de la face et des arcades dentaires. Ils nécessitent un bon diagnostic anatomo-morphologique et fonctionnel et un plan de traitement précoce et adapté ;
- Le pronostic dépend de la coopération du patient ;
- Il faut leur éviter les conséquences dramatiques de schéma fonctionnel perturbé ;
- Les traitements précoces étiologiques sont les plus psychologiques et doivent obtenir les meilleurs résultats ;
- Prévenir les anomalies fonctionnelles. Si installées, les soigner en respectant les différentes priorités.
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